NANO-AQUARIUM  (GENERALITES) posté le samedi 14 janvier 2012 10:12

Blog de pangio :Aquariophilie eau douce pour tous, NANO-AQUARIUM

      Depuis quelques temps, une nouvelle fascination a envahi l'univers aquariophile : la "nano-aquariophilie".

     Comme son préfixe l'indique "nano" = petit à très petit, c'est donc une aquariophilie axée sur des petits volumes, qui est le sujet de ce nouvel article.

     Dans le monde scientifique qui nous entoure la nano-technologie est devenue un des points forts de l'industrie, il faut faire rentrer de plus en plus de choses dans un ensemble encore plus petit, la puce électronique fait figure de géante face à ces mini-circuits ou mini-processeurs.

     D'autre part, de nos jours le coût du m² pour se loger ayant véritablement atteint des sommets, les appartements accessibles à nos moyens sont de plus en plus réduits en surface. Pour offrir à ces nouveaux locataires, la joie de l'aquariophilie, cette dernière a vu apparaître des mini-bacs peuplés de mini-habitants.

     Les professionnels de ce domaine ne s'y sont pas trompés, et offrent à présent de nouveaux modèles à l'échelle des nouveaux appartements.

     Mais attention, tout aquariophile ayant quelques notions sur sa passion sait très bien que dans un petit volume, l'équilibre biologique est plus précaire que dans un grand et donc plus difficile à conserver. Vous devez être encore plus vigilants et ne négliger aucun entretien, les produits soit-disant "miracle" du commerce ne font pas tout. Les paramètres à respecter pour ces petits bacs sont les mêmes que pour des traditionnels, renseignez-vous bien avant de vous lancer dans l'aventure....

     Nous pourrons également constater que si les bacs et leurs pensionnaires ont des tailles réduites, leur prix de vente lui n'a pas été réduit de la même manière !!!!

     Les mini-poissons ou mini-crevettes qui sont les hôtes habituels de ces nano-bacs, restent des êtres vivants qui méritent toute votre attention.

     Dans de prochains articles, j'essaierai de développer des sujets sur cette mini-faune qui devient la nouvelle mode du moment.

     En conclusion : je vous répéterai une fois encore que l'aquariophilie, quelle que soit sa taille, est une passion qui demande de l'attention de votre part, ces animaux aquatiques sont aussi dignes d'intérêt qu'un chat ou un chien, le respect de quelques règles élémentaires vous comblera de la joie de connaître la magie de l'exotisme à la maison et même dans de tout petits appartement...

                     Bien amicalement à vous toutes et tous et il est encore temps de vous souhaitez une très bonne nouvelle année.

                                                         PANGIO

    

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NEMATOBRYCON PALMERI  (POISSONS) posté le dimanche 23 octobre 2011 20:25

Blog de pangio :Aquariophilie eau douce pour tous, NEMATOBRYCON PALMERI

 

Nom familier :            Tétra empereur

 

Origine :                     Colombie

 

Famille :                      Characidés - Characidae

Description :             Corps élevé et comprimé latéralement, chaque flanc est divisé en 2 dans le sens de la hauteur par une ligne qui peut varier du bleu au vert ou encore au violet et qui démarre de l'œil et rejoint la nageoire caudale. Dans la partie inférieure, donc sous cette ligne, une large bande noire part de la bouche jusqu'à la queue qu'elle traverse pour former chez les mâles, une 3ème pointe centrale au milieu de la caudale. Le ventre sera blanc rosé à jaunâtre. Le dos sera brun-olive parfois teinté de pourpre. Enfin, l'œil bleu turquoise rajoutera une couleur vive sur ce fond doucement irisé.

 

Taille :                         5,5 cm jusqu'à 7 cm pour certains mâles.

 

Pour lui plaire :           Le tétra empereur est un poisson paisible, mais qui demande de beaux espaces pour évoluer à son aise. Un bac de 1 m de long semble le minimum pour lui offrir des zones de nage intéressantes. Des espaces bien plantés seront nécessaires pour lui assurer refuge et calme. Le PH sera compris entre 6 et 6,8°, le TH entre 10 et 15°, la température de 22 à 26°C. La nourriture est un point clé pour le succès de sa longévité et de sa reproduction. Si les flocons du commerce peuvent servir pour constituer un appoint, c'est avant tout une nourriture vivante ou congelée qu'il faudra lui fournir en priorité : vers de vase, artémias adultes, etc... Une fois par semaine, un apport végétal évitera également certains désagréments, notamment voir sa plantation se faire dévorer en quelques temps.

 

Comportement :         Si notre Tétra empereur cohabite plutôt bien avec les autres espèces de son gabarit, ses jeunes et ses femelles, il en va tout autrement vis-à-vis d'autres mâles. Dans un bac aux dimensions modestes : ce sera la guerre ouverte ; dans un grand bac bien planté : dans le meilleur des cas, un mâle prendra le dessus et deviendra le dominant. Les autres moins colorés verront leur croissance ralentie, s'affaibliront et finiront par disparaître soit de maladie, soit la mort surviendra sans autres raisons que le stress permanent. Comme dans le film « Highlander » : « Il ne peut en rester qu'un !!! ». La meilleure des solutions est donc de ne conserver qu'un seul mâle entouré de plusieurs femelles et de jeunes qui cohabitent très bien ensemble. A noter dans son comportement, une fâcheuse tendance à brouter les jeunes pousses de vos plantes, c'est pour cette évidente raison qu'un apport hebdomadaire de salade ou épinard pochés réduira le problème.

 

Reproduction :           C'est la que les choses se corsent, il faut isoler un couple « compatible », c'est-à-dire : des sujets qui se « plaisent », ceci vous l'imaginez n'est pas chose facile. Le choix du mâle sera vite fait dans la mesure où on ne peut en conserver qu'un. Pour la femelle, notre choix se portera sur une qui paraît remplie d'œufs  et qui acceptera les avances de « Monsieur ». Bref, reprenons ! Pour réussir à reproduire cet empereur, prélevez un couple qui ne sera mis dans un bac de reproduction que le soir venu. L'obscurité permettra à la femelle de ne pas être immédiatement sollicitée par les poursuites endiablées du mâle. Les tétras empereur aiment à pondre dans des plantes à feuillage fin, vous aurez donc pris la précaution d'en garnir le bac de repro. Au cours de chaque étreinte un seul œuf sera pondu, pour un total final de 20 à 100, en fonction des reproducteurs. Dès la ponte terminée, retirer les adultes. A une température de 24 à 26°C, l'éclosion aura lieu au bout de d'une trentaine d'heures. Les œufs n'écloront que dans une eau douce (TH 10° maxi) et au PH de 6 à 6,8°. La filtration sur tourbe semble être néfaste pour les alevins. A 4 ou 5 jours, ils commenceront à s'alimenter, pour cela, ils devront trouver en quantité suffisante pour leurs premiers repas, des infusoires et plancton d'étang, puis ensuite des nauplies d'artémias seront distribuées.

 

Conclusion :               Cela pourrait bien être le poisson « vedette » de votre bac. Sa couleur, sa forme, ses nageoires bien développées chez le mâle et son comportement interspécifique, en font une espèce fort appréciée des aquariophiles.

 

Petites notes « Perso » :         Dans le même genre, j'ai toujours préféré leurs cousins : « cardinalis* et inpaichthys kerry* »... Chacun ses goûts !!!!

 

                                               Amicalement à toute et tous.

 

                                                           Pangio

 

* : poissons ayant déjà fait l'objet d'un article sur ce blog.

 

Bibliographie : Aquarium magazine n°27

 

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APHYOSEMION AUSTRALE  (POISSONS) posté le dimanche 10 juillet 2011 11:12

Blog de pangio :Aquariophilie eau douce pour tous, APHYOSEMION AUSTRALE

 

Nom familier :            Cap lopez (nom du lieu où il a été découvert)

 

Origine :                     Mares et ruisseaux calmes et peu profonds du Gabon près de Cap Lopez, mais pas uniquement.

 

Famille :                      Cyprinodontidés

 

Description :               Poisson élancé dont la nageoire caudale est en forme de lyre. Sa couleur est une multitude de points et lignes rouges et de reflets bleus, le tout sur une base plutôt brune. Une variété d'élevage : orange-doré a été sélectionnée.

 

Taille :                         de 5,5 à 6 cm

 

Pour lui plaire :           A ce niveau, il faut vous donner quelques éclaircissements sur cette espèce un peu différente.

           

            Notre « Cap lopez » fait partie d'une famille qui a été baptisée : « killi ».

Les « killi » sont des poissons particuliers, ils sont conservés pour leur beauté, mais aussi pour leur mode de vie hors norme. Les amateurs appelés : « killiphiles » sont souvent adhérents d'un club spécialisé dans lequel ils peuvent apprendre, comparer, et échanger des souches différentes.

Alors ? me direz-vous, qu'a-t-il de spécial ce poisson ?

Et bien, si les couleurs et les formes lui sont déjà un atout, c'est essentiellement son mode de vie qui a interpellé des aquariophiles.

Cette famille vit dans la nature dans des mares ou des ruisseaux africains qui à la saison sèche ont grande chance de s'assécher partiellement ou totalement. Nos poissons ont donc une espérance de vie très courte. Certains sont appelés « annuels » et comme ce nom l'indique bien, ils ne vivent qu'un an.

Explications : C'est la période fraîche et humide, nos poissons vivent dans leurs coins d'eau, ils se nourrissent, puis s'accouplent rapidement, les œufs sont pondus et enfouis dans la vase. La saison chaude et sèche arrive, certains ruisseaux et mares s'assèchent totalement ; tous les poissons meurent. Les œufs dont la coquille est exceptionnellement résistante sont conservés dans la boue humide dont la surface se durcit. Le temps passe et plus rien ne semble vivant. Et pourtant au retour de la saison des pluies, les œufs à nouveau en contact avec l'eau vont éclore et le cycle reprendra. Dans certaines régions les ruisseaux ne se tarissent pas complètement, et nos poissons peuvent survivre 1 ou 2 ans, ce qui semble être le maximum pour ces espèces, même en aquarium où les conditions optimales leur sont apportées.

Bon ! Quel intérêt pour un aquariophile ?

Imaginez, vos « killi » pondent, comme la coquille est résistante, vous pouvez récupérer plus facilement les œufs et les conserver dans de la tourbe juste humide. Le tout mis dans un paquet « poste » solide, et vous pouvez échanger vos souches dans le monde entier. Une fois la boîte reçue à destination, on remet les œufs dans l'eau et Hop !!! de nouveaux poissons vont naître !!!

 

            Tout ça pour vous expliquer que ces poissons ne sont pas conservés comme les autres, la maintenance en bac d'ensemble n'est pas à ma connaissance souhaitable, c'est une espèce qui est conservée par couples dans de petits bacs de quelques litres. Il n'apprécient guère la lumière, et préfèrent un éclairage tamisé, l'eau sera douce : quelques degrés de TH, un PH entre 6 et 7, et la température sera maintenue autour de 22°, au-delà c'est le signe de chaleur et de mort imminente, le fond ne sera pas recouvert de gravier, mais de tourbe rincée.

 

Comportement :         Pas grand-chose à rajouter, c'est un poisson calme et peu actif, mais attention : c'est un bon sauteur, dans la nature quand l'eau vient à manquer, il n'hésite pas à sauter pour atteindre un autre point mieux fourni en eau. Le « cap lopez » adulte est carnassier, par conséquent sa nourriture sera composée de différentes proies vivantes ou congelées. Les flocons ou granulés traditionnels seront boudés....

 

Reproduction :           Je vous en déjà dit l'essentiel, mâle et femelle s'accouplent, et cette dernière pond soit dans la mousse de java, soit dans un écheveau de laine synthétique disposé à cet effet, ou soit directement dans la tourbe. La ponte se compose de 50 à 100 œufs de 1 mm environ, qui incubent en 15 jours dans des conditions favorables. Il est préférable de retirer les œufs morts (translucides) pour éviter la moisissure. L'éclosion peut également être déclenchée par une légère augmentation du taux de gaz carbonique. Normalement, si les parents sont biens alimentés, les alevins seront ignorés, mais dans le doute, on récupère les œufs qui seront mis à éclore dans un bac à part. A leur naissance, les alevins doivent baigner dans une soupe de plancton d'étang, d'infusoire puis de nauplies d'artémias pour leur assurer une alimentation suffisante et correcte.

 

Conclusions :              Pour ceux qui ne connaissaient pas, j'ai donc le plaisir de vous faire découvrir une autre facette de l'aquariophilie. Cela diffère de ce que nous connaissons habituellement, les passionnés se spécialisent souvent dans cette activité, et le nombre de leurs petits bacs peut paraître impressionnant, mais chaque espèce ou sous-espèce doit être conservée séparément, car les véritables « amateurs » dans le sens noble du terme, seront respectueux de la nature et éviteront d'hybrider certaines espèces qui naturellement dans la nature ne se mélangent pas.

 

Petites notes « Perso » :         Je n'ai jamais essayé, pourtant cela me tenterait bien, pas en faire une spécialité, mais juste pour le plaisir en plus des bacs traditionnels.

                                               J'ai gardé pour la fin le petit « HIC » de l'affaire, car il en faut bien un : ces poissons ne se trouvent pas facilement dans les commerces aquariophiles, il faut connaître un passionné du genre, ou prendre contact avec la fédération nationale : Killi club de France.

 

Merci de me laisser vos impressions en écrivant un petit commentaire, cela serait sympa....

 

Bien amicalement à vous toutes et tous et très bonnes vacances.

               PANGIO          {#}

 

Bibliographie : Aquarium magazine 1985 n°4

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CABOMBA CAROLINIANA  (PLANTES) posté le mercredi 27 avril 2011 18:26

Blog de pangio :Aquariophilie eau douce pour tous, CABOMBA CAROLINIANA

 

Nom familier :       Cabomba

 

Origine :                  Du sud des USA jusqu'en Amérique du Sud

 

Description :           Les feuilles sont divisées en segments étroits, la plante pourrait ressembler à un « rince-bouteilles » mais on dira plus poétiquement que la tige principale semble garnie de dentelle fine et délicate. Des fleurs blanches (jaune au centre) peuvent apparaître entre les feuilles. De par ses origines, ce n'est pas une espèce tropicale typique, elle est capable de supporter des baisses de température et des journées courtes en hiver.

 

Culture :                  C'est une plante qui pourra atteindre facilement la surface du bac et continuer à  pousser horizontalement. Par conséquent elle sera placée de préférence en arrière-plan ou sur les côtés. Si c'est sans conteste une jolie plante, elle a cependant un défaut : elle est très fragile, on s'en apercevra rapidement dès la plantation, car les brins se cassent très facilement, évitez les manipulations excessives et de la planter près de la sortie de votre filtre, les remous provoqués par le rejet de l'eau risqueraient de lui être fatal. De la même manière, de pas l'associer avec des poissons trop remuants. Si elle trouve sa place dans votre bac, elle s'étalera en hauteur et largeur, des ramifications apparaîtront sur la tige principale. Lorsque le pied « mère » atteint la surface, il est possible de l'étêter sur une longueur de 10 à 20 cm et de le bouturer ensuite.

 

Température :        22 à 28°C.

 

Eau :                         Le PH sera un peu inférieur à 7, sous peine de la voir s'étioler.

 

Sol :                           Le sol sera composé de substrat fertile pour lui permettre une bonne croissance.

 

Eclairage :              De normal à intense.

 

Petites notes « Perso » :             C'est une plante superbe, qui garnit bien un aquarium, et qui est très appréciée par de nombreuses espèces de petits characidés. Le hic, elle est fragile à la plantation et dans le bac... Je crois qu'il faut tout de même l'essayer. Attention : d'autres plantes lui ressemblent étrangement, ex. : (myriophyllum aquaticum, ceratophyllum demersum etc..). Ces dernières n'ont pas les mêmes exigences, ni la même croissance.

                        Amicalement à toutes et tous...

                               PANGIO  {#}

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PETITELLA GEORGIAE  (POISSONS) posté le lundi 18 avril 2011 15:32

Blog de pangio :Aquariophilie eau douce pour tous, PETITELLA GEORGIAE

 

Nom familier :                        Faux nez rouge

            Un très court article pour vous présenter un poisson qui ressemble « comme 2 gouttes d'eau » à celui traité dans l'article précédent.

            Il est très difficile de faire la différence entre « nez rouge (Hemigrammus bleheri) » et « faux nez rouge (Petitella georgiae) ».

            Chez le premier, la couleur rouge s'étend au-delà de l'œil et même de l'opercule, alors que chez le second, cette couleur ne dépasse pas la limite de l'œil. Les bandes noires sur la nageoire caudale seraient plus larges chez le second que chez l'autre.

 

Hemigrammus bleheri  Blog de pangio : Aquariophilie eau douce pour tous, PETITELLA GEORGIAE

Petitella georgiae

            Pour compliquer la chose, il n'est pas rare que les 2 espèces soient mélangées chez votre commerçant habituel.

            Le « faux nez rouge » a les mêmes exigences que son très proche cousin, et serait même encore plus délicat. Sa reproduction ne semble pas avoir été réussie en aquarium.

 

Conclusion :                           Bon courage pour les différencier.

                             Amicalement à vous toutes et tous.

                                    Pangio  {#}

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